Comment je suis passée du côté lumineux de la Force.

Cet article est un peu particulier. Non pas parce qu’il n’y a aucune allusion à ce film à grand succès qui arrive bientôt sur les grands écrans, mais parce qu’il fait partie de l’événement inter blogueur “Ce Déclic qui a Changé ma Vie de Parent  ” organisé par Valentine Magnée, du blog Parents en Équilibre. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce terme, un événement inter blogueur, ou “carnaval d’articles”, c’est un moment où plusieurs blogueurs écrivent un article sur le même sujet, qui seront regroupés dans un ebook commun.

Et puis, cette fois, ce n’est pas un article qui concerne la couture, ni le zéro-déchet, encore moins un tutoriel. C’est plutôt l’expression d’évènements qui touchent à ma vie privée, et qui peut expliquer aussi pourquoi je me suis mise à la couture, et pourquoi, aujourd’hui, je m’amuse à créer et y consacrer un blog, plutôt que sur le droit, matière qui a pris plus de 10 années de ma vie.

photo d'éclipse
Photo de Tuur Tisseghem provenant de Pexels

* Mon histoire : ce déclic qui a changé ma vie de parent.

Il était une fois, une jeune femme, qui avait pour objectif d’être libre et indépendante. Donc, d’avoir sa profession en libéral. Mais avant ça, il fallait en passer par le salariat. J’ai cumulé les CDD et les périodes d’essai, pendant que j’étais enceinte – alors que ça ne se voyait pas encore – puis après la naissance de mon petit bout. Quel déchirement c’était de laisser ce tout petit à quelqu’un d’autre – même si cette nounou est exceptionnelle et s’occupe à merveille de lui – pour aller travailler dans un lieu qui me faisait perdre la confiance en moi, dans des conditions qui ne me convenait pas entièrement, de supporter les aléas du patron, les désirs plus ou moins excentrique des clients, les favoritisme au sein de l’équipe, faire pour que tout soit impeccable, quitte à travailler plus que les heures payées, gérer la vie de nouvelles maman, les lessives, la tenue du lieu de vie, le travail à mi-temps pour pouvoir assurer les rendez-vous chez le médecin, et finalement annuler ces rendez-vous parce que le patron a décidé de modifier l’emploi du temps. Et ce (bip) de téléphone qui ne cesse de sonner.

Tout ça vous dit quelque chose ? Je suppose que oui, sinon vous ne seriez pas en train de lire. La charge mentale vous est donc familière ? Peut-être même que ça vous rappelle quelque chose, et que vous lisez mon blog pour plonger dans votre petite bulle.

Bulle
image pixabay

Bref, un soir, j’étais encore excédée par tout ce qui m’était arrivé. Bien sûr, mon petit pleurait à gorge déployée, pour je ne sais quelle raison : le biberon qui tardait à arriver, un câlin qui ne venait pas. Mais cette fois-là, j’avais un besoin : celui de vider mon sac, tout devait sortir, liquidation totale.

Je me souviens de cette soirée, j’avais ce tout petit corps de bébé devant moi, et là, je me suis emporté contre lui. Je lui ai parlé comme à un adulte – comme à ces adultes à qui on aimerait dire tant de choses, pas des plus bienveillantes d’ailleurs –  j’ai crié et reproché tant de choses… et puis, je me suis arrêté net. Là, devant moi, il ne pleurait plus, il me regardait, comme essayant de me comprendre.

Le voilà, ce déclic. Le premier d’une longue liste. C’est là que j’ai pris conscience qu’il fallait arrêter toute cette tornade, cette vie que je ne supportais plus.

Finalement, il a été mis un terme au contrat. Je me souviens de la dernière journée que j’ai fait au travail. Je suis parti tôt cette fois-ci, je suis allé dans un magasin de jouets, et j’ai acheté un bac à sable pour mon fils. Je suis aussi allée au magasin de bricolage pour deux ou trois grands sacs de sable, et puis passer la soirée à jouer dans le bac à sable. C’était ma symbolique de la liberté.

enfant jouant dans un bac à sable
Photo de Kaboompics .com provenant de Pexels

* Ça sert à quoi, un déclic ? Mes trois actions qui ont changé ma vie de parent.

Ça sert à faire le tour de la situation, et à prendre des décisions pour changer.

1 – j’ai décidé de choisir un métier très éloigné de ce que je faisais. Plus dans un cabinet libéral. La fiche de salaire n’est pas pareille mais au final est-ce plus important que la patience acquise ?

bureau
Photo de Ylanite Koppens provenant de Pexels

2 – je me suis mise regarder ce qui était fait pour les parents. Je cherchais un club de parents et c’est là que j’ai découvert des associations de parentalité –  c’est comme ça qu’on appelle ces club de parents qui souhaitent élever leurs enfants dans la bienveillance –  la parentalité positive. Au départ, ces termes me semblaient un peu bizarre,  et puis,  je me suis renseignée sur ce club au forum des associations.

Et je suis si contente d’avoir rencontré l’équipe de parents animateurs bénévoles qui m’apportent encore tellement. J’ai découvert qu’on pouvait apprendre le langage des signes au bébé, c’est ce que je fais tous les jours avec maintenant avec ma petite : je peux très facilement communiquer avec elle et savoir ce qu’elle veut lorsqu’elle a le signe adéquat. J’ai appris à porter bébé avec une écharpe, et je me retrouvais aussi au café des parents où vous venez avec vos enfants, qui peuvent jouer en toute sécurité, et puis ça permet aux parents d’expliquer leur frustration du moment, leur problème et puis trouver des pistes ensemble, pour comprendre les besoins des enfants, le tout sans qu’on soit jugé par les autres.

D’ailleurs si le regard des autres vous gêne vous pouvez lire cet article du blog parents en équilibre.

Parce que ce qu’on apprend bien qu’en tant que parent, il faut toujours écouter les autres : les conseils, les avis, les recommandations des gens qui nous entourent, et qui nous les dévoilent plus ou moins avec bienveillance… et puis finalement on fait bien ce qu’on veut !

mère et enfant
Photo de Daria Obymaha provenant de Pexels

3 – J’ai aussi fait des formations avec une animatrice en éducation Montessori. Ca a été aussi un déclic, parce qu’en éducation Montessori, on apprend à aider l’enfant à faire seul. Donc on met en place des activités, des jeux, du matériel pour l’enfant,  pour que tout soit à son niveau.

Essayez, vous apprendrez beaucoup dans le fonctionnement du cerveau du petit enfant. Par exemple, pourquoi il fait une activité et que, plus tard, on a l’impression qu’il a tout oublié. Mais en fait, c’est qu’il a besoin de recommencer, comme tout chercheur qui a un résultat d’une expérience, et qu’il doit refaire cette expérience pour s’assurer du résultat.

Blocs, Enfant, Jouets, L'Éducation, Jeu, L'Enfance
Image pixabay

Et vous, qu’avez vous testé ? Ces changements vous permettent aussi de vous améliorer en tant que parent, et en tant que personne. Parce que la meilleure leçon qu’on puisse donner à vos enfants, c’est de vous vous comporter comme un exemple. Alors, bien entendu, pas tout le temps. On est quand même humain.

Je souhaite conclure en disant que, être parent, m’a fait évolué, et me fait toujours changer :  par exemple, je me suis rendue compte que j’aimais bien les travaux manuels et partager ça avec vous. Et voilà maintenant que je tiens un blog de couture. Si on m’avais dit ça il y a 10 ans, je l’ai pris pour un fou.

Cette femme, qui voulait son indépendance, est toujours là en moi. C’est un rêve que je caresse depuis déjà plusieurs mois, que de pouvoir me consacrer entièrement à vous par ce blog,  et à mes enfants, et en faire ma profession.

Je remercie aussi Valentine qui a su trouver en moi l’auteur de cet article. Franchement, jamais je ne pensais pas faire un article sur cette étape de ma vie, et d’une certaine manière, ça m’a fait beaucoup de bien de l’écrire, avec plein d’espoir et plein d’optimisme pour l’avenir !

Un déclic, ça arrive n’importe quand, ça dure 1 à 2 secondes, c’est une porte qui vous est ouverte. Par le cosmos, le destin, la coïncidence, ce que vous voulez, ça vous tend les bras, et c’est maintenant. Vous êtes libre. Qu’allez vous faire de cette opportunité ?

Couture avec les enfants
Couture en famille
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3 réponses sur “Comment je suis passée du côté lumineux de la Force.”

  1. Salut Coralie,

    Contente que le thème de mon événement interblogueur t’ait inspiré cet article intime.

    J’ai moi aussi connu des questionnements existentiels importants avec l’arrivée de ma fille : j’ai changé de façon de manger, de façon de consommer, de carrière professionnelle et de manière de vivre en général.

    Au final, ces déclics sont aussi déstabilisants que beaux à vivre. C’est une forme de mue : on change de peau pour évoluer et s’accomplir 🙂

  2. Merci pour ce joli partage, qui fait vraiment écho en moi ! La charge mentale, le boulot, les enfants je connais tout ça et c’est tellement difficile pour moi de tout gérer. Alors merci pour ton histoire car, même si je le sais au fond de moi, il me permet d’imaginer une vie différente où je pourrais de nouveau avec le contrôle et choisir ce que je veux vraiment 🙂

    1. Quand je me sens débordée, c’est que j’ai prévu trop de choses à faire par rapport au temps dont je dispose. Alors je souffle et je me dis “je peux tout faire”. Oui, je peux faire tout ce qui me tiens à cœur. Le voir en positif me permet de faire un tri : qu’est-ce que je veux vraiment faire. Ça, je le fais en premier. Et donc j’agis. Ce qui a moins d’importance passe dans la 4e dimension de mon cerveau.

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