# 2 # Défi couture : que faire avec une robe-body de bébé ?

Cette jupe est un cadeau de la tata de ma fille, pour ses 9 mois.

Elle est rayée doré, ma chouquette est super jolie dedans ! Elle l’aime tellement que je lui ai mise jusqu’à ce que les bras ne passent plus ! Pas de problème, je vais agrandir le col, et y ajouter des manches, pour qu’elle puisse l’utiliser comme tee-shirt à longue manche, taille 18 mois !

Cette robe est ouverte à l’arrière, et un body est cousu dessus. C’est très pratique pour enfiler tout en un, sur un bébé qui ne pense qu’à partir à la découverte du monde !

Sauf qu’elle a aussi subi la diversification alimentaire ! Alors on oublie le col de la robe et du body !

Savez-vous que j’ai failli jeter l’éponge ?

Les mésaventures d’une couturière !

L’histoire de la transformation de ce vêtement est palpitante ! Je ne pensais pas que ça me donnerait autant de fil à retordre !

D’abord, j’ai pris les mesures de ma fille : le cou, la poitrine, de ventre… jusqu’au poignet. Puis, lorsque j’ai réalisé les manches, je n’ai pris en référence que le tour du poignet… sauf que je n’avais pas prévu que le tour de la main était plus grande !! Allez, recommence ton patron !

Je m’étais dit aussi que le body du dessous ferait d’excellentes manches… c’était sans compté que le body est beaucoup plus étroit que la robe! Sauf que ça ne se voit pas, sous la robe… Qui plus est, j’avais beaucoup perdu de tissus en enlevant ce qui n’était pas taché. Et l’ouverture derrière donnait un trou trop grand, je ne pouvais pas utiliser le tissus entre l’ouverture et les manches, trop étroit !

Ah oui, et, au départ, je voulais que les pressions se retrouvent devant, comme un polo… j’ai juste oublié ce détail en chemin !

Très bien, la prochaine fois, je serai encore plus organisée !

Matériel

  • une robe avec body intégré, ou une robe et un body !
  • une manche de tee-shirt d’adulte (dont la couleur suit avec le body)
  • le matériel habituel de couture : fil, aiguille de machine à coudre (jersey, 80), épingles, feutres frixion
  • le matériel pour tracer un patron : crayons papier, papier à patron, équerre, règle, perroquet (pas l’animal ! )

Prise de mesure

Les mesures qui m’ont servi ici :

  • Tour de cou : pour prévoir la taille du col.
  • Tour de poitrine : passer le mètre-ruban sous les bras, autour du corps.
  • Mesure entre l’épaule et l’aisselle : c’est une partie de la hauteur de la manche.
  • Longueur entre la base du cou et l’épaule, l’épaule et le coude, le coude et le poignet.
  • Tour du bras : au niveau du biceps.
  • Tour de la main, pour que la manche passe bien !
  • Sur le corps : la hauteur entre l’épaule et les hanches. Mesurer le tour au niveau de la partie la plus large du ventre, attendez que votre chou ait bien fini tout son repas !

Et ajoutez-y 1 à 2 cm pour l’aisance.

Préparation du vêtement à transformer

Premièrement, j’ai séparé la robe du body, en faisant bien attention à ne couper que les coutures. Comme le tissus est en jersey, j’ai coupé tout ce qui a été cousu et surfilé à la surjeteuse.

J’en profite pour tracer un patron des manches, il pourrait bien servir pour un projet de robe, l’année prochaine !

Comme vous le voyez, je ne trace que le devant et l’arrière de la jupe, avec l’emmanchure, d’un seul trait, en pliant la robe au milieu devant et au milieu dos. Le côté droit et gauche étant symétrique, pas la peine de tracer le devant puis l’arrière, autant tout tracer en même temps !

Tracé du patron

Comme je vous l’ai déjà raconté, j’ai modifié la forme de la manche, car j’avais pris en premier la mesure du tour du poignet au lieu de la main. Je me suis retrouvée avec une manche de 10 cm de contour, soit 4 cm de diamètre (c’est un jeune enfant, mais quand même) !

Donc vous aurez des photos avec une manche terminant en cône, et d’autres droites. Soit on réussit, soit on apprend ( ou soit on recommence !)

Pour tracer le patron du devant et de l’arrière :

Pour le col, je me suis basée sur un pull qui allait à ma fille. J’ai conservé les mesures, comme si j’allais coudre le devant et l’arrière ensemble. Sans tenir compte du fait que la manche raglan allait prendre de la place entre l’avant et l’arrière. Ça laisse une large bande de tissus pour le col. Parfait pour des fronces.

Donc faites attention : la mesure de la largeur en haut de la manche (là où ça fait un C – voir les photos plus bas) compte pour préparer le patron du col, sinon vous aurez un pull qui va bailler !

Comment faire pour tracer le modèle du col devant et derrière, sans avoir à tracer de multiples traits, ni à dessiner un patron exprès ? J’ai tout simplement placé des épingles tout autour du col, là où je souhaitais couper. C’est comme un brouillon !

J’en ai profité pour faire une pince sur les côtés, et préparé une diagonale qui servira d’emmanchure.

Dans le cas où vous conservez une ouverture avec pressions, vérifiez bien de garder 1 cm au dessus d’une pression. Ça vous servira pour les finitions du col !

Pour tracer la manche raglan :

C’est un peu plus compliqué, mais rien d’insurmontable, je vous rassure ! Puisque j’y suis arrivée !

Je vous précise que je prends comme modèle la forme d’une manche raglan que l’on peut trouver dans les tricots. Parce que le jersey est extensible, et fait avec des mailles.  Ce type de manche est plus facile que celle pour du tissus tissé.

Allez, je vous prends par la main :

  • Tracez une ligne correspondant à la mesure du tour de bras. Marquez le milieu de cette ligne. Ajoutez un trait de 2 cm de chaque côté (bleu).
  • Placez le bord de votre équerre sur la ligne, et l’angle droit sur le milieu. Tracez le trait perpendiculaire (oui, on appelle ça une médiane. Merci, j’avais oublié mes cours de collège, hihi ! )
  • Au dessus de la ligne de tour de bras, le trait doit mesurer la longueur entre le cou et l’épaule. En dessous de la ligne de tour de bras, le trait doit mesurer la longueur du bras. Marquez l’emplacement du coude.
  • Vous pouvez tracer un trait (vert) entre le trait bleu (tour du bras) et le bas. Comme je m’y suis reprise à plusieurs fois, au niveau du coude, j’ai tracé un trait de la longueur du tour de la main : ce sera la largeur de votre manche, du coude jusqu’au poignet. Conservez cette largeur de manche jusqu’au bout ! Au moins, si la manche est trop tâchée par l’usage de bébé, je pourrai toujours découdre le carré pour la remplacer ! Upcycling en force !

Vous devriez avoir ceci :

Pour le haut de la manche :

Vous copiez l’angle que fait l’emmanchure dos pour un côté, et l’angle que fait l’emmanchure devant pour l’autre côté.

La forme en C sera de la largeur de l’épaule, et tracée avec un perroquet (règle tout en courbures). Vous n’en avez pas ? Pour vous dépanner, vous pouvez imprimer un perroquet sur ce site.

Voilà ce que ça donne :

Donc, si vous avez pris, comme référence, l’emmanchure du dos, à gauche (comme sur la photo) c’est que votre manche ira sur le côté gauche de votre nouvel habit.

Pour la manche droite ? Retournez votre patron !

Et n’oubliez pas de tracer les marges de coutre tout autour (trait jaune) !

Une petite vérif’ s’impose avant de couper :

Ouf, c’est bon, on peut couper. Une grande inspiration…. on peut vraiment couper ?

Découpe du vêtement

Pour le col, devant et derrière, il faut suivre les épingles.

C’est à ce moment-là que je me rends compte qu’il n’y a pas assez de tissus sur le body, pour couper la manche.

Donc, j’ai coupé le patron de la manche au niveau du coude.

Et n’oublions pas d’ajouter une marge de couture de chaque côté de cette découpe !

Voici les étapes sur le body :

Voilà pour le haut. Oui, vous pouvez tourner le patron, tant que vous conservez le droit fil !

J’ai profité de la base de la manche du tee-shirt, pour faire le bas de la manche du nouveau vêtement.

Cousez votre nouveau vêtement !

Les manches

Maintenant, vous avez vos quatre morceaux. Assemblez le haut et le bas de chaque manche, endroit contre endroit.

Puis, épinglez et cousez les bras de chaque manche. Et nouvelle étape repassage pour bien aplatir les coutures.

Retournez la robe, et passez les manches, à l’endroit, dans la robe. Epinglez. Vous obtenez une sorte de U. Cousez en commençant par le côté droit du U.

Et là, j’étais à bout. Ouf, bientôt fini !

Les finitions sur le col

Vraiment, j’étais tentée d’acheter du biais en jersey et de le coudre tout le long du col.

Mais voilà, en créant ce blog, je vous ai promis d’utiliser le plus possible du vêtement.

Rahhh, culpabilité, quand tu nous tiens !

C’est donc parée de tout mon courage, que j’ai :

  • décousu le biais qui se trouve en bas du body
  • coupé de part et d’autre des boutons pression
  • recousu les morceaux
  • repassé les coutures
  • froncé l’avant et l’arrière, bien trop grands. Sans toucher les épaules, qui sont à la bonne largeur.

Attention, le biais était prévu pour être surfilé à la surjeteuse. Il n’est donc plié que sur le devant du body. Donc, pour le poser, il faut :

  • prendre l’ouvrage, endroit devant vous et ouvrir les boutons de l’ouvrage derrière
  • épingler le côté plié du biais, endroit du biais contre endroit du vêtement, en commençant par une extrémité.
  • enlever le bras amovible de la machine (c’est plus facile de coudre de petits ouvrages de la sorte) et cousez le biais, attention à ne pas coudre sur la pression déjà existante ! Pour ça, faites avancer l’aiguille en tournant la manivelle à la main.
  • rabattez le biais, pour qu’il arrive un peu en dessous de la précédente couture. Cousez sur l’endroit, pour voir ce que vous faites. Ce sera plus joli. Au niveau des boutons pressions, cousez avec un point droit, puis, dès que la zone”dangereuse” est passée, cousez avec un point zig zag ou fantaisie qui va coudre le bord du biais avec le tissus de la robe.

Voilà, félicitations ! Vous avez un tee-shirt avec manches longues ! Ça en valait la peine, n’est-ce pas ? Qu’en dites-vous ? Laissez-moi vos questions en commentaire, je vous répondrai avec  joie !

Bonne cousette !

Opération destockage : que faire avec des chutes de tulle ?

Cette idée est apparue sur le blog de dodynette, qui propose un défi couture : celui de recycler des chutes de voilage. Très bonne idée! Comme je n’en ai pas (et que je n’avais pas envie de ramener des chutes à la maison), j’ai cherché dans mes reste de coupons. J’avais besoin de quelque chose de léger, de transparent… de la tulle, pardi !

L’idée de l’article est de créer une pochette avec ces restes de voilage.

Continuer la lecture de « Opération destockage : que faire avec des chutes de tulle ? »

Que faire avec un protège-cahier usagé d’enfant ?

Protège cahier usagé

Dans un précédent post où j’utilisais un morceau de nappe cristal, je m’étais noté des idées à réaliser avec du plastique.

Justement, c’est la rentrée ! La saison des trousses !

Je vous présente donc ma version upcycling du protège-cahier usagé : de la trousse transparente et recyclée !

Le matériel nécessaire :

Matériel

  • Un protège-cahier usagé
  • Une fermeture à glissière, de 20 cm (mieux à l’usage, pour ce tuto, je n’en ai trouvé que de 25 cm)

Je l’ai choisie épaisse, qui résiste à des petites mains parfois peu soigneuses

Cette fermeture est séparable, plus facile à poser.

  • Du fil, une aiguille (90)
  • Des pinces (les épingles feraient des trous)

Pour les rabats latéraux, ajoutez-y :

Matériel optionnel

  • Des morceaux de scratch
  • Un pistolet à colle

Cette fois, pas de patron à préparer !

1e étape de la transformation du protège-cahier :

. La pose de la fermeture à glissière

Dans le protège-cahier ouvert, je pose la fermeture à glissière, endroit contre le protège-cahier.

Poser la fermeture éclair

La fermeture elle-même ne doit pas être posée sur le rabat, laissez environ ½ centimètre.

Poser la fermeture éclaire à côté du rabat

A l’usage, je pense qu’il vaut mieux décaler le haut de la fermeture d’un centimètre vers le bas.

Comme ça, on peut fermer la fermeture jusqu’au bout, c’est plus joli !

Je pose le pied de biche spécial fermeture éclair :

Pied de biche pour fermeture a glissière

La partie épaisse du pied est à poser sur le tissu de la fermeture à glissière.

Je choisis une aiguille avec un numéro de 90, le plastique étant un peu épais. Je couds la fermeture en commençant à ½ cm du bord, par un aller-retour de 3 points, et jusqu’à environ 5 cm du bord.

Passer la glissière sous le pied de biche

Puis je laisse l’aiguille dans le tissu, je lève le pied, fais passer la fermeture, et continue la couture.

Terminer la couture de la fermeture

Idem pour l’autre côté de la fermeture à glissière.

Poser autre coté de la fermeture

Je n’oublie pas de changer de côté le pied de biche !

Coudre le second morceau de fermeture

Et maintenant, je vais donner corps à mon projet !

2e étape de la transformation du protège-cahier :

. Couture du corps de la trousse

Je plie le bord de la fermeture sur les côtés et je joins les côtés à l’aide de pinces.

Pinces sur les cotés

Je couds les bords de la fermeture à la main.

Coudre les bords de la fermeture a la main

Puis, je m’attaque à la couture des côtés, jusqu’à ce que la fermeture rende trop difficile le travail. Là, je termine à la main.

Finir la couture a la main

Je n’oublie pas les propretés en coupant le fil qui dépasse !

Maintenant, au tour des scratchs d’être posés !

3e étape de la transformation du protège-cahier :

. La pose des scratchs

Ici, je plie les rabats vers l’extérieur.

Je souhaite poser deux morceaux de scratch par côté. Ca évite que les trésors ne disparaissent des petites pochettes-rabats !

Des petits morceaux permettent également du bruit plus discret en classe !

Ici, j’ai choisi de les poser comme losanges, mais libre à vous de les découper comme vous le souhaitez ! Disques, sourirs…

J’en colle deux morceaux, donc je divise la longueur du rabat en trois parties égales (environ 7,5 cm).

Marquer les tiers

Je colle les scratchs au pistolet à colle, et je consolide par un petit point fait main !

Je réalise les mêmes étapes sur l’autre rabat.

Ouvrage fini

Voilà !

Et vous, que feriez vous avec un protège-cahier usagé ? Proposez une idée en commentaire, et je tenterai de le réaliser Winking smile !

# 1 bis # : Que faire avec un reste de robe de bébé ?

La semaine dernière, je pensais avoir terminé la transformation du tee-shirt de bébé en débardeur… Mais il restait quand même beaucoup de tissus, je ne pouvais décemment pas le leur dire “merci – au revoir”  et les remettre dans une boîte !

Tissus restant du tee-shirt et de la robe

Le col et la patte de boutonnage du tee-shirt :

Pour le reste de tee-shirt, il sera difficile de faire autre chose avec les tâches. Je conserve la partie avec les boutons pression en coupant un centimètre autour de la patte de boutonnage. Ca peut servir pour créer une nouvelle ouverture à un autre tee-shirt. Comme je l’ai fait ci-dessous : quelle est la patte d’origine  ? J’ai pu utiliser plus longtemps ce tee-shirt pour ma petite, en découpant le col et l’épaule à gauche. Puis j’ai cousu la patte de boutonnage et cousu un biais au niveau du col devant, puis derrière. La tête de bébé passe beaucoup mieux !

Ajout d'une patte de boutonnage

Pour le reste, je le conserve à part, dans une boîte dédiée au reste pour rembourrage d’un futur coussin, doudou, bloc porte, légume en tissus pour la dînette …

Le reste de la robe :

Pour ce tutoriel rapide, je me suis concentrée sur l’ourlet et le devant de la robe. Le devant est le plus dur à utiliser, puisqu’il est (aussi ! ) tâché !

Que faire avec un simple ourlet ?

Je laisse le suspense jusqu’à la fin !!

J’ai un peu décousu l’une des coutures de l’ourlet, mais attention, pas l’ourlet lui-même ! L’intérêt est, justement, d’avoir un cylindre de tissus à disposition !

Découdre donc 1 centimètre qui servait à la couture d’un côté de la robe. Avec une paire de ciseaux pointue, ou un découd-vite.

Découdre un peu l'ourlet

Prenez le tour de tête du sujet qui servira de modèle à notre expérience (au hasard… bébé !) et couper un élastique de la même taille, moins 2 centimètres.

Choisissez un élastique qui ne soit pas trop rigide.

Puis, enfilez l’élastique sur une épingle à nourrice.

Elastique sur pince à nourrice

Et enfilez l’élastique tout le long dans le tube de tissus… Vous voyez où je veux en venir ?

Passer l'élastique

Répartissez l’élastique dans le tube. Vous avez le choix entre deux possibilités :

  • Soit, vous laissez la moitié droite (qui sera sur le devant de la tête), et la fin plus froncée (qui se retrouvera au niveau de la nuque)
  • Soit, vous répartissez uniformément l’élastique sur tout l’ensemble.

Tirer l'élastique

Tirez l’élastique et superposez le début et la fin de l’élastique sur 1 ou 2 centimètres, maintenez avec des épingles.

Répartir l'élastique

Ca y est, un joli serre-tête !

Bon, je l’ai aussi utilisé en chouchou pour aller au travail… mignon comme tout !

Maintenant, je m’attaque au plus difficile : comment utiliser du tissus tâché, sans que ça se voit ?

Réponse… Je le fronce !

Une idée pour utiliser le devant tâché du vêtement :

Pour ce tutoriel, j’ai besoin d’un bouchon de bouteille plastique, assez grand, plutôt de jus de fruits. Les bouchons de bouteilles d’eau sont trop petits.

Je trace six cercles en prenant ce bouchon comme modèle.

Tracer les cercles avec un bouchon

Coupez les cercles.

Couper 6 cercles

Pliez les cercles en deux. Passez un fil sur la partie arrondie, de part et d’autre du demi-cercle.

Plier les cercles et passer un fil

Faites le même avec les 5 autres cercles, en conservant toujours le même fil, sans le couper. Vous aurez une jolie guirlande de demi-cercles pliés !

Guirlande de demi cercles

Serrez bien le fil, et terminez par un nœud.

Tirer le fil

Choisissez votre plus joli bouton…

Fleur avec un bouton au milieu

Et voici une joli fleur à ajouter à votre précédente réalisation, ou sur votre nouveau vêtement !

Essai 2

D’où la couleur bleue de mon bouton, il suivra à merveille avec le bleu clair de l’illustration !

Voici le résultat final !

Résultat final-

En tout cas, ça a attiré l’intéressée !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Des idées pour utiliser le reste ?

Pour information, je conserve toujours un morceau de tissus, qui pourra servir en cas de raccommodage, ou pour rallonger les bretelles l’année prochaine !!

# 1 # Défi : que faire avec un tee-shirt de bébé ?

La première question serait plutôt : pourquoi vouloir à tout prix transformer un vêtement de bébé ?

Parce que c’est sentimental… Celui-ci est un cadeau de sa mamie. Nous sommes originaires du Nord. Dès que je l’ai vu, je l’ai adoré ! Super pour une petite fille de cht’i ! Sauf que les bébés ont légèrement tendance à salir leur col, et ils grandissent tellement vite !

J’adore l’illustration !

ma voiture, goutte de jus, solution anti averse

Pour ceux qui ne comprennent pas le cht’i : ma voiture, goutte de jus (référence à la chanson Ch’ti d’Edmond Tanière – une goutte de café en français ! ), et une drache :  c’est une averse !

J’aimerais qu’elle le remette pour cet été… Voici les étapes que j’ai suivi pour ma réalisation :

1ère étape : analyse de la situation.

Tout le problème repose sur le col : il est tâché. Donc, à couper !

Difficile à enfiler. Donc les épaules : out !

Il reste une bonne partie de l’avant, et tout l’arrière. Pour la première transformation pas-à-pas, je choisis de le transformer en ….

Débardeur !

J’ai cherché dans ses affaires actuelles, un débardeur qui lui allait bien.

2ème étape : le repassage !

Repasser sur l'envers

Eh oui, qui dit couture, dit repassage ! C’est une étape très importante, et, désolée de vous le dire, vous allez repasser souvent !

Pour bien repasser, il faut savoir quelle matière vous allez utiliser. C’est sûr que le coton ne se repasse pas à la même chaleur que la soie, ou le jean !

  • regardez les préconisations sur l’étiquette du vêtement… si vous le pouvez ( on a toujours tendance à couper les étiquettes pour les enfants !)
  • généralement, pour ce qui est des matières végétales (lin, coton, le plus courant) : elles sont résistantes, donc vous pouvez repasser avec un fer réglé aux 2 points ou aux 3 points.
  • pour les matières d’origine animale (comme la laine), le fer ne doit pas être trop chaud (1 à 2 points), toujours sur l’envers.
  • pour les matières synthétiques (polyamide, viscose, acrylique…) : fer “à froid” (1 point maximum !)
  • repassez bien à plat (donc vous ne posez pas le vêtement sur la table à repasser, mais vous l’enfilez sur la table ! ), le mieux étant sur l’envers.

Dans mon cas précis, l’image ne semblait pas imprimée mais floquée (le dessin est imprimé sur un papier transfert et transféré à chaud sur le textile) car à l’usage, l’image est comme « cassée » sur les bords.

En cas de flocage, il est interdit de le repasser sur l’endroit ! Sous peine de voir l’illustration fondre sous votre fer à repasser, et d’abîmer autant le tissus que le fer !

D’ailleurs, tout vêtement devrait être repassé sur l’envers (à part le col des chemises).

Peu importe d’avoir repassé les tâches du col, car je vais les découper ! Le col servira de rembourrage pour un autre ouvrage…

Maintenant que le tee-shirt se montre sous son meilleur jour, on peut passer à l’étape du patronage.

3ème étape : le patron.

Pour ma première transformation, je me suis basée sur un débardeur que la fille avait déjà dans ses affaires. C’est d’ailleurs comme ça que je me suis rendue compte qu’elle n’avait pas beaucoup pris en largeur, puisqu’il n’y a qu’un centimètre de différence ! Pour cette fois, je tente le coup de ne pas reprendre la largeur.

Je pose le débardeur sur le tee-shirt et l’épingle, pour éviter qu’il bouge.

Epingler le débardeur sur le tee-shirt

Puis, je marque le contour avec des petits points, c’est plus facile à tracer qu’un trait continu sur du tissu.

Pointillés sur le tee-shirt

J’utilise un stylo thermochrome. Vous savez, ces stylos qui s’effacent avec une gomme, qui ne s’use jamais ? Oui, les stylos à friction ! L’encre de ces stylos s’effacent sous l’effet d’une chaleur importante, et donc de votre fer à repasser si vous constatez des erreurs ! Cependant, en jouant avec la lumière vous arriverez à distinguer les traces d’écritures laissées par votre stylo. C’est la preuve que l’encre est simplement devenue incolore. Ça signifie que si elle est mise au congélateur, l’écriture réapparaît. Je suppose qu’un débardeur d’été ne sera pas soumis à des températures d’un froid polaire !

Ecriture au stylo friction

J’ai inclus les bretelles, pour avoir une idée de la longueur à prévoir.

Marquer la bretelle

Maintenant, passons au moment que les couturiers amateurs redoutent : la découpe !

4eme étape : la découpe

C’est le point sensible du travail. On ne peut couper qu’une fois, pas de tissu de secours !

Tee-shirt épinglé endroit avec envers

Je pose des aiguilles tout le long de la ligne à découper, parallèle à celle-ci. Comme ça, je maintien bien le devant et l’arrière du tee-shirt ensemble. Ça ne fonctionne que parce que le débardeur est identique sur chaque côté.

Tee-shirt découpé

Et clic, clic, clic ! On coupe sur les pointillés !

Au passage, je conserve la fermeture de boutons pression, avec 1 cm de tissus de part et d’autre. J’ai déjà utilisé une patte de boutonnage similaire, pour ouvrir les deux épaules d’un tee-shirt. La tête d’un bébé gigotant passe beaucoup mieux !

5ème étape : ajout d’une bordure

Recherche d'un biais

Comme vous le voyez, j’ai l’embarras du choix pour trouver un tissus pour faire les bretelles et le tour du débardeur !

J’ai choisi la robe de gauche.

Avec ses teintes chaudes qui rappellent les touches d’orange du dessin.

Sûre ?

Absolument pas !

Tant pis, je coupe les coutures !

Les coutures avaient été faites avec une surjeteuse, la couture est large.

Donc, ne vous embêtez pas à découdre au découd vite !

Robe avec coutures découpées

Mon réglet est épais, tant mieux !

Je tire un trait tout du long, sur le dessus du réglet. Je soulève le dessus du réglet, le fait basculer vers moi, le repose. Puis je tire un trait en dessous.

Ainsi, j’ai une bande de 2 fois la largeur du réglet!

Je recommence : ça me fait deux bandes.

Pile pour égaliser !

Tirer les traits pour couper les bordures
Couper les bandes

Et voilà !

J’insiste sur le fait que ce n’est pas du biais !

Pour un biais, il aurait fallu couper dans la diagonale du tissus.

Ici, je ne cherche pas à avoir de l’élasticité. Un débardeur s’enfile très facilement. La bordure a simplement un aspect décoratif.

Tant que j’y suis, je tire des traits horizontaux, séparant ma bande en quatre lignes égales.

Tirer un trait sur la moitié et sur chaque quart

Je pose l’endroit de la bordure sur l’endroit de mon tee-shirt, j’épingle, et je couds. Peu importe que la bordure n’aille pas jusqu’au bout du tee-shirt, car elle sera recouverte d’une autre bordure !

Coudre la bordure sur l'endroit

Puis, je retourne la bordure. Comme ça, je passe la moitié du tissus sur l’envers du tee-shirt, je le replie vers l’intérieur, j’épingle et je couds.

Retourner la bordure

Pareil pour l’arrière !

Pareil pour l'arrière

Maintenant, passons aux bretelles. Il convient de faire attention aux coutures des côtés : c’est à cet endroit qu’il faudra joindre les deux bouts des bretelles.

Pli au niveau de la couture

Pour que ce soit joli, je commence à la couture du côté du tee-shirt, je replie sur 1 cm la bordure qui touche le tee-shirt.

Puis, j’épingle tout le long, en joignant bord à bord les bretelles …

Jonction des bretelles

Et je termine en posant la fin de la bordure sur le rebord d’un cm.

Mais je coupe les bords de cette bande de tissus, en V, de sorte de limiter les épaisseurs lorsque je replie la bande sur elle-même.

Couper en biais
Retourner replier épingler

Maintenant, je décale l’aiguille vers la gauche, pour coudre les bretelles au plus près possible des bords.

Décaler l'aiguille

6ème étape : finaliser le vêtement !

Félicitations !

A cette étape, le vêtement peut être porté.

Restes de la robe

Sauf qu’il reste tellement de tissus de la robe, ce serait dommage de ne pas l’utiliser.

Que diriez –vous d’un petit volant ?

J’épingle les deux morceaux de la bande, endroit contre endroit, en faisant bien correspondre les bandes !

Coudre les deux bandes

Sauf que, lors que je vais commencer à coudre, les bandes risque de se décaler.

C’est l’instant ASTUCE !

J’ai ajouté un peu de papier de soie en dessous, ce qui limite le décalage. Puis, j’arrache le papier !

Astuce couture jersey

Puis, J’ai plié la bande sur elle-même, dans le sens de la longueur.

Je pose une épingle sur l’opposé de la bande, et sur chaque moitié.

Pareil pour le tee-shirt.

Noter les milieux

TECHNIQUE des fronces :

  • Comme vous pouvez le voir, j’ai bâti en noir, en grands points, à environ 1 cm du bord. Ce sera l’endroit où je coudrai le tissus sur le tee-shirt.
  • J’ai utilisé une autre couleur de fil, j’ai fait un nœud, puis j’ai commencé au niveau de la couture précédente.
  • J’ai effectué une rangée de points de part et d’autre de cette ligne noire.
  • Deux fils sont importants, ils permettront de bien faire tenir vos fronces.
  • Uniformisez les fronces dans chaque zone (entre deux épingles).
Préparer les fronces

J’ai épinglé la tête de fronce (partie supérieure de la bande) sur l’envers du tee-shirt, en faisant bien correspondre les épingles de la bande à celles du vêtement.

Epingler la bande

Coudre, et c’est terminé !

Débardeur fini

Et voici le vêtement porté !

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(sur le devant, c’était trop dur de prendre la photo. Sinon, je dois négocier avec bébé pour récupérer l’appareil ! )

Et vous, qu’en pensez-vous  ? Comment auriez-vous transformé le tee-shirt ? Laissez-moi un commentaire, je veux tout savoir !

Comment créer une pochette pour cartes à collectionner avec une nappe cristal pvc ?

Depuis peu, mon fils développe une vrai passion pour les jeux de cartes à collectionner. Il a commencé avec les Pokemons, puis maintenant, c’est au tour des cartes Magic… qu’il transporte avec lui, évidemment ! En bon descendant de maman bricoleuse, il s’est créé une pochette avec les pochettes de boosters, du papier et du masking tape. Je voulais l’aider aussi, avec mes outils d’adulte, et mon meuble rempli de “trucs” qui n’attendent qu’une seconde vie ! Vous l’avez compris, j’ai créé une pochette pour ses cartes à collectionner, avec un morceau de nappe cristal pvc et de l’élastique ! J’ai finalisé en ajoutant un scratch ! Voyons ceci ensemble, étapes par étapes !

Tuto pochette transparente pour cartes

Mais qu’est-ce que c’est, une nappe cristal ?

C’est une nappe en plastique transparent, qui laisse voir le meuble en dessous.

image de nappe cristal

J’aime bien l’idée de Béa Johnson (Zéro déchet, éd. J’ai lu), de laisser la table sans nappe ni set de table. C’est vrai que la nappe demande à être nettoyée, que la table est plus jolie sans, qu’une nappe en plastique, ben… c’est en plastoque, quoi !

Sauf qu’avec un bébé et un plus grand qui fait des travaux manuels, qui s’étendent à outrance en dehors du sous-main, c’est bien pratique ! Et la table reste jolie jusqu’à ce que les enfants deviennent grands. Ou pas. Moi, par exemple, je suis contente que la table soit protégée, lorsque j’utilise le pistolet à colle, avec de la colle toute chaude qui coule….

Tout bien réfléchi, un protège cahier transparent, fichu par une année d’utilisation intense dans un sac-à-dos-sac-à-tout d’enfant, aurait pu très bien faire l’affaire ! Ca y est, c’est fichu, j’ai d’autres idées qui me viennent en tête… je les essaieraient pour d’autres articles, promis !!

Venons-en au principal : voici les étapes de réalisation de la pochette en nappe cristal !

Pour tout vous avouer, je ne pensais pas créer d’article pour ça. Je souhaitais juste me concentrer sur la réalisation de mon défi, que j’ai posté il y a déjà deux semaines.

Mais voilà, les imprévus sont ce qu’ils sont, et je me suis dit qu’il serait intéressant pour vous de vous inspirer de mes réalisations !

Tout ça pour dire que, au final, il y a quelques point que je n’ai pas pris en photo, et qui auraient pu faire l’objet d’améliorations… Pas de panique, je vous mettrai une info au moment où vous pouvez modifier !

  • 1e étape : préparons notre matériel.

materiel pour coudre une pochette a cartes

Vous aurez donc besoin :

  1. d’un carton peu rigide
  2. d’un morceau d’une ancienne nappe cristal
  3. un jeu de carte
  4. un morceau élastique épais

Avez-vous déjà cousu de la nappe cristal ? Si la réponse est non, je vais vous apprendre que cette matière à tendance à se déformer à force de coudre. C’est comme si elle fondait sous la chaleur de l’ampoule de la machine à coudre ! Ou de la chaleur du pied de biche ? La première fois que j’en ai cousu, pour une sorte de présentoir pour mon matériel de couture (avec une autre nappe ! ), je devais faire des pauses régulières pour finaliser mon ouvrage.

Mais ça, c’était avant ! Avant l’astuce dévoilée ci-après… Suspense !

L’astuce est de coller un morceau de ruban adhésif sur le pied de biche ! Ici, c’est le Scotch invisible translucide, je n’ai pas essayé celui qui était totalement transparent. Et bien sûr, vous coupez votre morceau de ruban adhésif dans le sens de la longueur, pour laisser passer votre fil et votre aiguille !

Scotch sous le pied de biche

  • 2e étape : préparer notre patron.

Il faut se souvenir d’une chose, à propos de ce type de matière : on n’épingle pas du plastique ! Pourquoi ? Parce que les épingles laissent des trous ! Donc il est impossible d’utiliser du papier fin pour créer le patron, sinon, comment le faire tenir ?

Regardez dans votre poubelle recyclable, je suis sûre qu’il y a du carton fin que vous pouvez réutiliser. Un emballage de pizza, la couverture d’un cahier…

Posez-y deux cartes (une pour faire le patron du devant, une pour le patron de l’arrière).

Contourer les cartes

Pour la partie avant de la pochette, j’ai copié le contour d’une carte (trait en noir) et j’ai tracé les marges de couture (en rouge) tout autour.

Contour et valeur de couture devant

Pour la partie arrière, j’ai seulement délimité le contour de la carte. Puis j’ai mesuré la largeur de la carte, et j’ai noté un repère à la moitié.

Mesurer la moitié de la largeur de la carte

Puis j’ai tracé la médiatrice (j’ai tracé une droite, qui est perpendiculaire à la largeur de la carte).

Tracer la médiatrice

Enfin, j’ai tracé un trait d’un centimètre d’un côté de cette médiatrice, et d’un centimètre de l’autre côté de la médiatrice.

Marquet un trait de 2cm au dessus de la médiatrice

Enfin, tirer un trait de chaque côté entre le bord de la carte et chaque bord du dernier segment tracé.

Maintenant, c’est le moment d’ajouter les valeurs de coutures (1 cm) autour du patron. En bref, vous couderez sur les premiers traits que vous tracez, et vous couperez le plastique autour du second trait. Vous devez avoir ceci :

patrons partie avant

patron partie arrière

Maintenant que le patron est prêt, il n’y a plus qu’à couper !

  • 3e étape : couper la nappe cristal.

Pour cette étape, j’ai choisi de poser un poids les patrons, côte à côte, et couper autour, avec la paire de ciseaux qui vous sert à couper le papier. Ce n’est pas du tissus, donc n’utilisez pas votre paire de ciseaux spécial tissus !

poser le patron sur le plastique

Coupez également en biais tous les angles des morceaux de devant, et les angles du bas du morceau de derrière.

Ensuite, j’ai mesuré la longueur nécessaire de l’élastique des côtés :

Mesurer élastique

Hop, coupé !

  • 4e étape : coudre (enfin !)

Pour les deux morceaux de devant, j’ai plié le bord du haut de chacun, et cousu, pour plus de solidité.

morceau devant cousu en haut

Sur les photos suivantes, vous verrez que j’ai cousu un devant en noir, et un en blanc, pour que les deux morceaux soient bien visibles !

/!\ possible customisation :

  1. si vous voulez que la pochette puisse être glissée sur une ceinture, ajoutez un passant, que vous avez récupéré d’un vieux jean !
  2. si vous voulez coudre un scratch, c’est maintenant ! Un long côté doux sur la languette de l’arrière, un petit côté raide, sur un côté avant (celui qui touche le bureau). Le scratch doit se retrouver, au final, entre les deux épaisseurs de devant.

Puis, vient le moment d’assembler chaque morceau avec le côté de l’élastique qui convient :

Ordre des morceaux à assembler

J’ai cousu à 7 mm du bord, au lieu de 1 cm de la valeur de couture. C’est très simple : il suffit de suite le pied de biche ! Si vous n’avez pas modifié les réglages de votre machine, le bord du pieds est à 7 mm de l’aiguille.

Attention ! Arrêtez la couture à 1 cm du bord, sinon, vous n’arriverez pas à coudre les coins !

J’ai plus d’aisance pour y glisser les cartes, et y glisser la carte préférée de mon fils devant !

N’hésitez pas à appuyer sur les épaisseurs pour coudre correctement les coins ! D’ailleurs, pour cette étape, le plastique avait un peu bougé. Pas de problème : il suffit de retailler un peu aux ciseaux !

J’ai choisi ce moment pour coller les deux morceaux de scratch, pour la simple raison que je ne pensais pas en mettre à l’origine !

    • 5e étape : fière de notre réalisation !

Tuto pochette transparente pour cartes

    Voilà ! Nous avons créé une pochette pour cartes à collectionner avec une vieille nappe cristal pvc ! Une pochette qui a bien plu à son propriétaire ! Il a ensuite ajouté un dessin de sa composition entre les deux épaisseurs de devant !
    Je n’ai pas cherché à retourner la pochette. Les coutures apparentes ne dérangent pas, et, retourner l’ouvrage pourrait abîmer l’ensemble. Le plastique est assez raide !
    Alors, l’avez-vous essayé ? Montrez-moi vos réalisations, et laissez-moi un petit message en commentaire !

 

Point définition : zoom sur le surcyclage !

Vetements surcyclage recyclage

Le thème principal de ce blog est le surcyclage des vêtements de nos armoires (vous rencontrerez aussi les termes surcycling ou upcycling). Késaco ? A votre avis…. oui, ça a un lien avec le recyclage, mais pas que ! Je vous invite donc à découvrir ce qu’est le surcyclage et l’upcycling, ce qui le différencie du recyclage, et son apport pour l’environnement, et pour nous !

Surcyclage vs. recyclage : duel ou duo ?

Vous connaissez le recyclage : pour preuve, les bacs de tri se multiplient dans notre environnement.

Nous sommes entourés de plus de 4 type de contenant : un pour le papier/carton, un pour le plastique (comme si tout le plastoc que nous y mettons est valorisé, seulement 9% est recyclé !), un pour le verre, un pour les autres déchets (et bonus pour ceux qui ont accès à un compost !).

Lors du recyclage, ces déchets sont broyés, coupés, puis une entreprise le transforme pour en faire quelque chose d’autre.

C’est l’exemple du verre, qui est acheminé à un centre de tri, re-trié d’avec les autres déchets, puis cassé et fondu, pour en faire d’autres contenants en verre.

Mais il y a un autre moyen de réutiliser les déchets : j’en viens au surcyclage !

Prenons un exemple : des restes de tissus venant d’une entreprise de vêtements, ajouté à d’autres découpes de tissus, combinés entre eux, peuvent donner un nouvel article de mode !

La gestion simple de ces déchets les auraient tout bonnement incinérés ! Par le recyclage, le déchet aurait été traité pour en extraire les matières premières à réutiliser.

Donc, le surcyclage (ou upcycling) permet récupérer un déchet afin de le revaloriser. Un objet nouveau est créé, et doté d’une valeur plus importante, d’une qualité supérieure au matériau d’origine.

Un objet, dont la déchetterie était l’unique destinée, devient lui-même un objet à valeur ajoutée, et ce même objet peut lui-même être transformé, comme un cycle, à l’infini !

A la différence du recyclage où les biens de consommation sont traités pour, l’ « Upcycling »  consiste à récupérer des matériaux ou des produits dont on a plus l’usage afin de les revaloriser en produisant directement des objets (du quotidien, des accessoires de mode, des objets de décoration…) dont la qualité est supérieure au matériau d’origine.

D’où vient cette idée ?

Le terme surcyclage a été utilisé pour la première fois par l’ingénieur allemand Reiner Pilz (Pilz GmbH & Co.), en 1994, dans un article expliquant comment il pouvait obtenir un nombre important de part de marché par rapport à la qualité limitée de matériaux exploitables. Il considérait que le recyclage était du « down cycling », c’est-à-dire que les déchets étaient simplement détruits, alors que « ce dont nous avons besoin c’est l’ « upcycing », où l’on donne plus de valeur à des vieux produits, pas moins ».

L’architecte américain William McDonough et le chimiste Michael Braungart ont repris l’idée dans leur livre « Cradle to Cradle. Créer et recycler à l’infini », datant de 2002 au Etats-Unis.

(William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle. Créer et recycler à l’infini, Éditions Alternatives, 2011 (ISBN 9782862276724) // McDonough, William; Braungart, Michael (2002). Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things. North Point Press. p. 193. ISBN 0-86547-587-3. Retrieved 25 November 2010).

certification C2C cradle to cradle

Il s’agit là d’un manifeste qui détaille comment un objet produit peut être la source d’une créativité infinie (cradle désignant un berceau).

Pour la petite histoire, ce livre n’a pas été imprimé sur du papier, mais sur une surface synthétique, créée à partir de résine (ce qui en plus, lui donne un caractère plus durable car plus résistant !).

D’ailleurs, ces deux auteurs ont mis au point, fin des années 1980, et officialisé en 2002, un label spécifique : la certification internationale « Cradle to Cradle – C2C ».

C’est en plus un institut de recherche, créé en 2010, qui travaille avec des industriels, des fournisseurs et d’autre parties prenantes pour maximiser l’impact positif des matériaux et des produits finis.

Oui, bon, c’est un truc d’écolo, ca !?

Alors, c’est sûr que produire des nouveaux matériaux requiert des ressources importantes. Mais vous rendez- vous compte vraiment de ce que les industriels consomment pour fabriquer un vêtement ? Je vous laisse voir l’impact de l’industrie textile sur l’environnement !

Et s’ils ne faisaient que les utiliser ! La ressource première, l’eau, est ensuite elle-même polluée !

Allez, devinez rien que pour un jean !

Mais non, je ne suis pas alarmiste ! D’ailleurs, un site a créé un petit quiz sur vos connaissances dans ce domaine !

Les bénéfices du recyclage, et mieux, du surcyclage, pour l’humain !

L’agence suisse Quantis, en collaboration avec la fondation américaine ClimateWorks, a publié une étude sur les impacts ultra-poluants de l’industrie textile. L’étude se targue d’adopter une démarche scientifique. Elle s’appuie sur la World Apparel and Footwear Life Cycle Assessment Database (WALDB, base de données mondiale sur le cycle de vie des vêtements et des chaussures), elle-même alimentée par les entreprises du secteur textile et des agences, gouvernementales ou non. Cette étude évalue l’impact sur le changement climatique, sur les ressources, sur la qualité de l’eau, sur la qualité de l’écosystème et sur la santé humaine.

mesure impact mode sur environnement

Heureusement pour nous, de nombreuses normes imposent des régulations pour contrer ces effets négatifs, et créer les bonnes pratiques comme Oeko-Tex, le GOTS (Global Organic Textile Standard), le Standard Fairtrade … qui garantissent une réelle transparence ?

Et que dire de l’esclavage moderne ? Il aurait touché pas moins de 40,3 millions de personnes en 2016 selon ce site.

Alors, comment on surcycle ?

De nombreux auteurs, articles, se sont posés la question. Le label C2C regroupe sur son site 500 références d’articles fabriqués sur ce principe.

Dans un monde parfait, une entreprise qui crée un produit l’aurait créé pour toujours. Je m’explique : l’industriel crée un sac par exemple. Le consommateur achète ce sac et l’utilise jusqu’à ce qu’il soit complètement inutilisable, usagé. (Déjà, dans notre société de consommation, ce type de consommateur n’est pas courant. Que me dites-vous ? C’est ce que vous faites, l’utiliser jusqu’à la trame ? Mais combien avez-vous de sac chez vous ? Je vous rassure, moi aussi !)

Revenons à nos moutons : l’usager modèle retourne le sac à ce même industriel, qui le transforme en matière première, telle une bobine de fil, re-tissée pour en faire du tissus assez épais pour en fabriquer un nouveau sac, qui sera acheté par un autre consommateur, qui l’utilisera… Vous voyez ce que je veux dire !

Et donc là, vous pouvez imaginer un monde sans plastique, avec moins de pollution et d’émission de carbone. Des ouvriers travaillant sans produits dangereux pour leur santé, un consommateur dont la peau ne serait en contact qu’avec des produits sains …

En prolongeant la vie de matériaux existants, le besoin de créer de nouveaux matériaux est différé, ou abandonné ! En plus, nos ressources si précieuses sont conservées !

Comment se mettre au surcyclage à la maison ?

Ici, c’est la partie que j’aime le plus !

Parce que, à défaut de vêtements 100 % sains, autant acheter un article qui a été lavé plusieurs fois, et dont une partie des toxiques a déjà quitté le vêtement !

Pour des idées de rangement de votre coin couture, pour des idées d’occupation de vos bouts de chou à moindre frais, partager un moment convivial de créativité !

Par exemple, mon fils adore créer des petites choses avec mes chutes de tissus. Je pense aussi qu’il adore utiliser LA machine qui est interdite d’usage quand je ne suis pas là, ça a un goût savoureux d’interdit !!

Je vous invite à taper dans un moteur de recherche « que faire avec des briques de lait », « que faire avec des bouteilles en plastique » et vous trouverez de superbes tutus et vidéos sur le sujet !

D’ailleurs, en parlant de moteur de recherche, j’utilise ECOSIA, moteur de recherche allemand, qui plante des arbres grâce à leurs bénéfices !

Je suis aussi en train de tester des idées de rangement pour optimiser mon espace de couture… à lire dans les prochains épisodes !

Et vous, vous surcyclez chez vous ? N’hésitez pas à partager vos idées et vos réalisations dans les commentaires ! Toute idée est la bienvenue !

Mon défi : comment réveiller les phœnix de vos penderies ;-)

Les phœnix existent partout.

Si si, regardez bien.

Les jouets qui ne sont plus utilisés par vos bambins, le sachet de super-aliment-super-énergie qui reste dans le fond du placard, les stylos du bureau (d’ailleurs, on les oublie tellement qu’on les essaie toujours sur un brouillon avant de les utiliser, n’est-ce pas ? ), les livres qui vous ont fait rêver et qui rêvent à leur tour depuis des années dans votre bibliothèque….

Et il y a les vêtements dans les penderies. Les vôtres, ceux de vos enfants. Oui, ceux-là même qui, s’ils ne sont pas utilisés dans la saison, seront trop petits pour l’année suivante. Je le sais parce que j’ai les mêmes à la maison !

Mais comment est-ce que ça m’est venu ?

Comme vous, ami(e)s couturier(ère)s, après avoir fait le tri, je me suis dit que c’était tellement dommage de jeter ceux qui sont tâchés. L’arrière, les manches, le bord, pourraient être utilisé, et pas que comme chiffon. Tellement dommage de vendre pour si peu ceux qui m’ont coûté bonbon.

J’ai eu le déclic lorsque j’ai lu le livre de Marie Kondo (“la magie du rangement”). Comme j’étais fière de préparer mes 10 sacs poubelle, et de les mettre dans la grande benne grise du recyclage ! Sauf que, lorsque c’était au tour de mes tissus de couture, et de mes pelotes de laine, c’était différent. J’ai toujours le sac poubelle que j’avais préparé, avec tous ces petites chutes de tissus dont on ne sait que faire. Ou les derniers centimètres d’un métrage acheté dans le commerce. Ou les “tombés” qui reste après avoir découpé toutes les pièces de votre patron dans votre tissus.

Alors voilà, j’ai décidé de passer à l’action.

Là, maintenant, devant vous, je me lance un défi. Celui de proposer 12 travaux de couture sur un an, soit un projet par mois, en recyclant les vêtements usagés (ou pas !) de mes penderies. Et leur apporter de la plus-value, les sublimer, leur donner du style ( en bonus track ).

Mes motivations personnelles :

“Euh, oui Coralie, mais, comment tu vas faire ça ?”

Excellente question ! Parce que, comme vous, mes journées n’ont que 24 heures. Et peut-être aussi comme vous, je n’ai pas un doctorat de couture-styliste-modéliste, option marketing, en poche. Surtout, comme vous le savez, coudre, ce n’est pas que passer le tissus sous le pied de biche. Combien de temps et d’étapes il se passe entre le choix du patron, du tissus, le laver, le repasser, copier le patron, découper le tissus, repasser encore,… et attention aux finitions !

Mais j’ai investit dans une machine à coudre (même si la couture à la main est nécessaire), j’ai une grande envie d’apprendre, et une envie plus grande encore de vous faire partager mes astuces et trouvailles !

Bon, j’ai encore du pain sur la planche. Si vous saviez le nombre de photos que j’ai de mon fils, habillé de gilets trop larges, de cols trop amples, de poignets trop serrés… A l’époque, j’étais une passionnée de tricot. Et au fil de ces échec et de ces erreurs, je m’améliore petit à petit ! Pour la fête de fin d’année de l’école, je suis allée jusqu’à coudre un déguisement de super-héros ! Il n’y en avait pas deux comme lui, ce qui est trèèèès pratique alors que la seule place disponible pour la spectatrice que je suis est trèèèès loin de la scène.

Mes motivations écologiques :

Je veux réussir ce défi aussi pour la sauvegarde de notre planète, qui ne sera plus bleue si nous n’y prenons pas garde. L’industrie de la mode ressemble à une machine qui nous a happé sans que l’on s’en soit rendu compte. Alors que la mode est un jeu, celui de transformer une nécessité en quelque chose de plus léger, qui devrait refléter nos goûts et notre personnalité, peut devenir une dictature sous les regards des autres, des magazines, des réseaux sociaux. Sauf que la mode fait aussi souffrir les poissons qui avalent l’eau polluée par le plastique des vêtements, les terres qui ont été intensivement utilisées pour cultiver le coton du tee-shirt, ce même tee-shirt qui terminera sa vie à la poubelle, dans la grande majorité du temps. Ce sera l’objet d’un article plus complet bientôt.

Mon plan d’action :

Donc, je souhaite réaliser ce défi pour le bien de la planète, et pour vous montrer que, même débutant, on peut coudre des choses sympas. En plus, nous développerons notre magnifique créativité ! J’aimerai vous les présenter avec des dessins simples, de jolis photos, à partir de vêtements qui ont été vraiment portés (genre le tee-shirt du bébé, qui débute la diversification alimentaire, sur lequel il faut zigzaguer avec les ciseaux pour couper une zone sans tache) !

Parce que j’aimerai que mes recherches vous servent à trouver l’inspiration dans votre penderie, et faire renaître le phœnix-vêtement de ses cendres, cachées dans le fin fond de votre placard !

Et je ne serai pas seule sur ce chemin. Je compte bien sur votre attention, vos remarques et commentaires pour nous faire avancer, moi, et vous, chers lecteurs ! Winking smile Alors n’hésitez pas à me donner votre avis, et m’indiquer vos attentes !